Les Dames de la Halle
Opérette de Jacques Offenbach (1858) livret de A. Lapointe
Transcription musicale (clarinettes, trombones, percussions et mandoline) Alexandre Lévy
Adaptation et mise en scène Christine MANANZAR
Scénographie et costumes Adeline Caron
CRÉATION EN RÉSIDENCE à la M.A.L. de LAON
Jouer dans un décor naturel, exporter l'opéra dans la rue tel qu'Offenbach l'avait conçu à ses débuts, dans l'esprit du théâtre de foire
Monter les Dames de la Halle en plein air, à la lumière du jour, sous des halles, sur des places ou encore des kiosques à musique.
Les Dames de la Halle est une pièce courte des plus réussies des œuvres d'Offenbach. Inspirée des Cris de Paris et des marchandes du Carreau des halles, le style d'écriture est d'une pureté qui se rapproche de celle de Mozart.
La transcription pour trombone, mandoline et clarinette et l'interprétation par des acteurs-chanteurs accentue le côté populaire.
Sous couvert de la Nature, le texte pose la question des identités, trace toutes les étapes du désir à la filiation, interroge l'amour paternel et maternel et montre le combat entre l'ordre représenté par la jeune fille et le commissaire et le désordre: les travestis.
Ainsi, par le biais du travesti, la sexualité prend tous les genres. Les frontières du masculin et du féminin semblent floues. Nous rêvons à l'être androgyne...
le livret

- Bonjour Beautés, il me faut un magot de 10 000 francs pour payer mes dettes !
- Il est frais mon poisson, il est frais ! scène 3
Offenbach restitue les images qu'il croise dans la rue. Le sujet est apparamment anodin. Des marchandes de légumes et de poissons apostrophent le chaland, se disputent les faveurs d'un jeune marmiton, puis revendiquent tour à tour la maternité de Ciboulette, pauvre orpheline. Un tambour-major séducteur cherche une beauté passée pour éponger ses dettes. Le marmiton et l'orpheline roucoulent d'aise. Un commissaire tente de maintenir l'ordre...
Voilà tous les éléments d'un roman populaire ! Offenbach va le tourner en fable.
Les marchandes d'âge mur sont chantées par des hommes. Les relations entre les protagonistes chancellent vers un désir que l'on nommait alors "inverti".
Les institutions sont bafouées, le commissaire battu, le mariage un détournement d'argent. L'enfant naturelle, abandonnée au père, puis confiée à de bonnes oeuvres, a été placée... mais le Hasard rendra une famille à l'orpheline.
NOTE DE CRÉATION
Dès ses débuts, Offenbach exporte l'opéra dans la rue dans l'esprit du théâtre de foire. Les Dames de la Halle jouées en plein air, à la lumière du jour, sous des halles, sur des places ou encore des kiosques à musique, dans un décor naturel est un retour à ses intentions premières .
Pièce courte des plus réussies, les Dames de la Halle, inspirée des cris des marchandes du carreau des halles, est d'une facture musicale savante, d'une pureté proche de celle de Mozart. La trancription pour trombone, mandoline et clarinette est un clin d'oeil à la musique de kiosque.
S'emparer du parti-pris du travesti et le laisser gagner la distribution presque toute entière : revenir à la tradition du XIXème siècle où l'on faisait tenir le rôle du jeune marmiton par une jeune fille, prendre la liberté de faire chanter celui du tambour-major, ténor-bouffe, par une femme, la parodie du militaire d'opérette étant ainsi plus claire ; et faire appel à des acteurs-chanteurs pour travailler en nuance l'intimité de l'aspect sexuel travesti.
Conçu dans un esprit léger, un paravent en fond de scène, des costumes "trash", quelques accessoires, un sol jonché de détritus...
Sous couvert de la Nature, le texte pose la question des identités, trace toutes les étapes du désir à la filiation, interroge l'amour paternel et maternel et montre le combat entre l'Ordre représenté par la jeune fille et le commissaire et le désordre : les travestis. Ainsi, par le biais du travesti, la sexualité prend tous les genres. Les frontières du masculin et du féminin semblent floues. Nous rêvons à l'être androgyne...

PRODUCTION Les Hystériades Coproduction M.A.L. de Laon
TOURNÉE l'Athanor scène nationale d'Albi, théâtre d'Arras, Été musical de Dijon








